Méditer - Oui mais...
- Emmanuelle Fourcroy

- 31 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 févr.
Je sais que la méditation fait du bien.
Je sais qu’elle peut réduire le stress et l’anxiété, améliorer la concentration, aider à mieux réguler les émotions, même modifier l’activité de certaines zones du cerveau liées à la peur et à l’attention et vraiment bien plus encore...
Je le sais. Je le comprends. Mais malgré cette connaissance, je n’ai jamais réussi à tenir une pratique régulière de la méditation telle qu’on la présente le plus souvent.
Le problème
Quand on parle de méditation, on imagine généralement la même chose :s’asseoir en tailleur, fermer les yeux, se concentrer sur sa respiration, faire le vide.
Et c’est là que ça bloque pour moi.
Rester immobile. Faire taire le mental. Me retrouver face à moi-même, sans mouvement, sans support.
Dans certains états, ce n’est pas apaisant. C’est trop. Inconfortable...
Quand on a vécu certaines choses, quand le corps est resté longtemps en hypervigilance, en mode survie, demander le silence intérieur n’est pas toujours possible.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un système encore en protection.
Pendant longtemps, je me suis dit que je faisais mal. Que je manquais de discipline. Que si je n’y arrivais pas, c’est que je ne faisais pas assez...
Le vécu sincère
La vérité, c’est que je culpabilisais.
Je savais que “ce serait bon pour moi”, mais je n’y arrivais pas. Alors je repoussais.
Encore. Et encore.
J’ai fini par comprendre que le problème n’était pas la méditation elle-même, mais la forme unique que j’essayais de m’imposer.
Mon corps ne voulait pas s’arrêter. Il voulait bouger, créer, s’occuper, se poser autrement...
Ce qui a changé
Ce n’est pas en lâchant l’idée de méditer que quelque chose s’est ouvert. C’est en regardant au-delà des différentes manières de méditer, ou même de prier, en cherchant à comprendre les raisons, les besoins derrière chaque pratique.
J'ai compris que,
Chacun choisit, consciemment ou non, sa manière de se relier à lui-même.
Il n’existe pas une seule méditation, mais plusieurs formes reconnues, chacune répondant à des besoins différents.
Comme pour un exercice physique ou un soin, tout dépend de ce que l’on traverse et de ce que l’on cherche.
Il n’existe pas une seule méditation, mais plusieurs formes reconnues, chacune répondant à des besoins différents.
Voir le poste : "Méditation - Mais pour quoi faire ?"
Aujourd’hui, je crois que certains vécus demandent parfois plus d’une vie pour être pleinement réparés. Mais je crois aussi que le chemin traversé peut devenir une force.
Ce chemin sera toujours là. Il fait partie de moi.
Mais il me permet aujourd’hui d’accompagner avec plus de justesse, de comprendre au-delà des mots, de reconnaître ce qui se joue même quand il est difficile de l’exprimer.
Et surtout, je crois que méditer est à la portée de tout le monde. Certes...
Mais surtout que nous méditons tous déjà, inconsciemment...
Chaque fois que nous sommes absorbés dans une activité, que nous plongeons dans nos pensées, que notre attention se fixe naturellement quelque part, nous sommes déjà dans un état proche de la méditation.
La différence, c’est la conscience.
Quand on commence à reconnaître ces moments, à observer comment ils fonctionnent pour nous, alors quelque chose peut changer.
Pas parce qu’on médite “bien”. Mais parce qu’on comprend qu’on le fait déjà, à sa manière.
Emmanuelle F.


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