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Culpabilité - Le Mal Universel

Dernière mise à jour : 30 janv.

Être en accord avec soi, sans culpabiliser.


C’est ce qu’on t’a appris à croire.

On nous a appris à faire. À tenir. À persévérer. À être déterminés.

Boire tant de verres d’eau.

Jeûner tant d’heures.

Respirer consciemment tant de minutes.

Faire tant d’heures de sport.

Manger comme il faut.

Dormir comme il faut.

Vivre comme il faut.

La liste est longue. Trop longue.

Et surtout : ne pas faiblir.


Alors, quand on n’y arrive pas, on croit que le problème vient de nous. Qu’on manque de discipline. De détermination. De volonté.

Mais si on inversait la question ?


Le problème n’est pas que tu ne fais pas assez.

Le problème, c’est ce que tu crois devoir faire pour te sentir “bien”.

On vit dans une époque où même le bien-être est devenu une performance.

Optimiser sa santé. Optimiser son corps. Optimiser son mental.

À force d’optimisation, on oublie une chose essentielle : le corps n’est pas un projet, c’est un vivant.

Respirer 45 secondes quand tu y penses, c’est déjà mieux que rien.

Faire 30 squats dans ta salle de bain, c’est déjà mieux qu’un abonnement à la salle jamais utilisé.

Sortir marcher cinq minutes, c’est déjà du mouvement.

Le vivant ne fonctionne pas en tout ou rien. Il fonctionne en continuité.


Ce qui use le plus, ce n’est pas le manque d’effort.

C’est la résistance interne.

Vivre une vie qui crée une résistance permanente à l’intérieur de soi, ça coûte cher.Très cher.

Faire un travail qu’on déteste uniquement pour l’argent.Vivre avec quelqu’un par peur de la solitude.S’entourer de personnes qui épuisent.

Ce n’est pas “ne pas être fort”.C’est user son système nerveux jour après jour.

Le stress chronique ne fait pas de bruit au début. Il s’installe. Il s’accumule. Et un jour, le corps parle… Ou s’effondre.


La détermination sans volonté n’existe pas.

Et c’est là qu’on se trompe collectivement.

On nous vend de la détermination à tous les niveaux :

“Si tu veux, tu peux.” “Il suffit de tenir.” “Ne lâche rien.”

Mais la détermination sans volonté réelle mène à une seule chose : la culpabilité.

Parce que tenir contre soi n’est pas avancer. C’est survivre.

La volonté, ce n’est pas forcer. La volonté, c’est choisir.

Et parfois, choisir, c’est ralentir. S’arrêter. Faire moins. Faire autrement. Et surtout c'est NORMAL et parfois même vital...


Les corps qui vivent longtemps ne font pas “mieux”.

Ils vivent plus naturellement.

Les personnes qui vivent longtemps ne passent pas leur vie à optimiser leur santé.

Elles vivent.

Elles bougent sans appeler ça du sport. Elles mangent sans compter chaque calorie. Elles se reposent quand le corps le demande. Elles privilégient la simplicité.

Elles ont des liens. Des relations vraies. Des espaces où elles peuvent être elles-mêmes.

Parfois, une seule relation profonde vaut plus que tous les compléments alimentaires du monde.


Le corps n’est pas fait pour performer une heure.

Il est fait pour bouger un peu, souvent.

Marcher. Monter des escaliers. Jardiner. Bouger sans même y penser.

Le mouvement faisait partie de la vie avant de devenir une contrainte à ajouter en fin de journée, après huit heures assis.

Ce n’est pas l’absence de sport qui abîme. C’est l’absence d’écoute.


Apprendre à s’écouter devient vital.

Pas optionnel. Vital.

Parce que le corps peut encaisser longtemps. Mais pas indéfiniment.

On nous a appris : “Tiens bon maintenant, tu te reposeras plus tard.”

Mais le corps, lui, n’attend pas pour demander à vivre.


Trouves un but qui te dépasse.

Un but qui te dépasse n’est pas forcément grandiose. Au Japon, ils appellent cela l'IKIGAI - La raison pour laquelle on se lève le matin.

Ça peut être : – un projet – un jardin – créer – transmettre – aider – comprendre – être utile à sa manière.

Ce qui compte, c’est ce ressenti simple et profond : “Je suis là pour une raison.”


Faire peu, mais vrai, vaut toujours mieux que faire beaucoup, mais contre soi.

Ce chemin-là ne demande pas plus d’effort. Il demande plus de présence.

Moins de règles. Moins de pression. Moins de “il faut”.

Plus d’écoute. Plus de nuances. Plus de respect du vivant.

Parce que ce n’est pas toi qui es insuffisant.

C’est le modèle qu’on t’a appris à suivre qui l’est.


Ton corps est le seul à avoir les réponses.

Il est le seul à posséder ce pouvoir de te dire ce dont tu as besoin, à chaque instant — bien au-delà des choses dites “primaires” comme manger, boire, dormir ou marcher.

Le problème, ce n’est pas que tu ne sais pas t’écouter.

Le vrai problème, c’est que notre monde nous a appris très tôt à ne plus lui faire confiance.


Emmanuelle F.

Une vie d'adaptation mène obligatoirement à la culpabilité.

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