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L'éveil

L’éveil n’est pas un mieux-être. C’est une perte d’illusions qui transforme la manière de se comporter.


Ce qui fait la différence entre avant et après avoir traversé de lourdes périodes, ouvert son âme à la "guérison", ce n’est pas le bien-être. Ce n’est pas le confort.

En tout cas, pas au début.

La vraie différence est dans la lucidité.

À un moment, quelque chose change : tu ne peux plus faire semblant de ne pas voir.

Tu comprends que la vie, l’éducation, les relations ont laissé des traces.

Que tes choix, tes décisions, même celles prises pour survivre, ont eu un impact.

Pas parce que tu as « mal fait », mais parce que tu as fait comme tu as pu.


C’est là que commence ce qu’on appelle l’éveil (ou le réveil).

Pas un état supérieur. Un regard plus honnête.

Tu réalises alors que ce que tu pensais être toi (fort, solide, sage) n’est peut-être qu’une version façonnée de toi-même.

Modelée par les attentes des autres. Par les rôles à tenir. Par ce qu’on attendait de toi : enfant, partenaire, parent, ami.

Nous jouons tous un rôle différent selon la personne en face. Et si on regarde bien, les mêmes schémas relationnels se répètent encore et encore.

On s’adapte.

On ajuste.

On encaisse.

Parfois jusqu’à se perdre.


On ne nous apprend pas à nous élever, on nous apprend à rentrer dans les cases. À suivre. À ne pas déranger. À faire fonctionner le système.

Alors identifier les causes, comprendre les dysfonctionnements, voir les incohérences, se déconditionner, se rééduquer…ça prend du temps. Et ce n’est pas confortable.

Mais ce qui rassemble, selon moi, ceux qui empruntent ce chemin, c’est une conviction profonde : il n’existe pas d’autre voie vers la liberté intérieure.

Pas une méthode miracle.

Pas une promesse rapide.


Dans un monde saturé de coachs, de formations, de discours séduisants, on sent instinctivement quand ça sonne faux. Et pour cause : la vérité est peu vendable.

La vérité, c’est que ça prend du temps.

Que ça demande d’apprendre à se faire confiance.

À se choisir.

À ralentir.

À s’arrêter.


Certaines vies sont difficiles à affronter.

Être accompagné ne signifie pas être dirigé, ni rassuré à tout prix.

C’est l’assurance de déclencher des déclics essentiels, de remettre les émotions et les énergies à leur juste place.

Et surtout, il y a une chose essentielle qu’on oublie trop souvent : tu n’as pas besoin d’aller trop loin...


Tu n'as pas besoin de devenir quelqu'un d'autre, tu es et as déjà tout ce qu'il faut!

Tu as besoin de comprendre, être attentif et d'une infinie douceur avec toi même...

Seul toi peux trouver les clefs de tes portes... Et sur ce chemin pleine de portes le rôle de ton "accompagnant" et de te guider sans jamais rien t'imposer mais le plus gros du taf vient de toi et uniquement toi!


Pour conclure

La différence après l’éveil n’est pas spectaculaire. Elle est fine. Silencieuse. Alignée.

Elle se voit surtout dans le comportement que tu adoptes ensuite. Dans ce que tu acceptes. Dans ce que tu refuses. Dans la façon dont tu te traites, enfin, avec justesse.


L’éveil commence le jour où tu poses un regard différent sur toi-même,

et où tu comprends qu’il n’y aura plus de retour en arrière.


Emmanuelle F.


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