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Ce n’est pas toi. C’est ce que tu as appris à être.

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Il arrive un moment où quelque chose ne colle plus.

Pas forcément une crise visible, pas toujours un effondrement spectaculaire.

Plutôt une sensation diffuse. Un décalage. Une fatigue intérieure.L’impression de faire « comme il faut », mais de ne plus vraiment se reconnaître dans ce que l’on vit.

Souvent, on pense que le problème vient de soi.

Qu’on manque de volonté. De discipline. De force.

Qu’on n’est pas assez ceci, ou trop cela.

Et si, pour une fois, le problème n’était pas toi ?


S’adapter n’est pas une erreur

Nous avons tous appris à nous adapter.À notre famille. À notre environnement. À ce qui était attendu de nous.

Parfois très tôt.

S’adapter, c’est une intelligence.

C’est ce qui permet de tenir, de survivre, de rester en lien.

C’est ce qui permet à un enfant de se construire dans un monde qui n’est pas toujours sécurisant.

Mais ce qui est une stratégie de survie peut, avec le temps, devenir une identité.

On apprend à :

  • faire plaisir,

  • se taire,

  • être fort,

  • être responsable,

  • être raisonnable,

  • être « normal ».


Et peu à peu, sans s’en rendre compte, on commence à vivre depuis ce que l’on a appris à être, plutôt que depuis ce que l’on est.


Quand le malaise apparaît

Le malaise n’arrive pas par hasard. Il n’est pas un bug. Il n’est pas une faiblesse.

Il apparaît souvent quand l’écart devient trop grand entre :

  • ce que l’on ressent,

  • et ce que l’on continue à faire.

Il peut prendre différentes formes :

  • une fatigue qui ne passe pas,

  • une culpabilité permanente,

  • une impression de porter trop,

  • une perte de sens,

  • une colère sourde,

  • un besoin de solitude,

  • ou au contraire une dépendance aux autres.

On cherche alors à se réparer.À se corriger.À « aller mieux ».

Mais lutter contre soi n’a jamais ramené la paix.


Le non-soi : ce que tu n’es pas, mais que tu as appris à être

Il existe une idée qui m’a profondément aidée, et que je rencontre sans cesse chez les personnes que j’accompagne :celle du non-soi.

Le non-soi, ce n’est pas quelque chose de mauvais.

Ce n’est pas une erreur. C’est une construction.

C’est l’ensemble des comportements, des croyances et des attitudes que nous avons adoptés pour être acceptés, aimés, en sécurité.

Le problème n’est pas d’avoir développé un non-soi.

Le problème, c’est de croire que c’est tout ce que nous sommes.

Quand on vit uniquement depuis cette adaptation, quelque chose à l’intérieur commence à résister.

Pas pour nous saboter.

Mais pour nous rappeler à nous-mêmes.


La culpabilité n’est pas une preuve

La culpabilité est l’un des signaux les plus mal compris.

On la prend souvent comme une preuve que l’on fait mal, que l’on est égoïste, que l’on devrait faire autrement.

En réalité, la culpabilité apparaît très souvent quand on commence à se rapprocher de soi.

Quand on ne joue plus exactement le rôle attendu.

Quand on ose penser différemment.

Elle ne dit pas que tu es en faute.

Elle dit souvent que tu es en train de sortir d’un cadre ancien.

Comprendre cela change profondément la relation que l’on entretient avec soi-même.


Comprendre avant de changer

Nous vivons dans une époque où l’on nous pousse sans cesse à changer, à évoluer, à devenir une meilleure version de nous-mêmes.

Mais changer sans comprendre, c’est encore une forme de violence.

Comprendre :

  • pourquoi on réagit ainsi,

  • pourquoi certaines situations se répètent,

  • pourquoi certaines relations nous épuisent,

  • pourquoi on se sent responsable de tout,

ce n’est pas s’enfermer dans le passé.C’est reprendre du pouvoir intérieur.

La compréhension ne guérit pas tout.Mais elle apaise déjà beaucoup.


Se déculpabiliser n’est pas se déresponsabiliser

Se comprendre, ce n’est pas se dédouaner de tout.

Ce n’est pas nier ses responsabilités.

C’est les remettre à leur juste place.

Il y a une différence immense entre :

  • porter ce qui ne nous appartient pas,

  • et répondre de ce qui est réellement nôtre.

Beaucoup de souffrances viennent d’une responsabilité mal placée.

Quand on commence à voir clair, on ne devient pas indifférent.On devient plus juste.


Revenir à soi, sans se réparer

Il y a une idée que je trouve essentielle : tout ne sera peut-être jamais totalement « réparé ».

Et c’est ok.

La paix ne vient pas toujours de la disparition des blessures, mais de la fin de la lutte contre ce que l’on est.

Revenir à soi, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.C’est cesser de se trahir pour continuer à tenir.

C’est accepter que l’on est en chemin.Que certaines choses demandent du temps.

Et que la cohérence intérieure vaut souvent plus que la perfection.


Pour finir

Si quelque chose dans ces mots résonne pour toi, ce n’est pas un hasard.

Peut-être que ce que tu vis n’est pas un problème à corriger, mais un message à entendre.

Ce n’est peut-être pas toi qui dysfonctionnes.

C’est peut-être simplement ce que tu as appris à être…qui ne te suffit plus.

Et comprendre cela, c’est déjà un premier pas vers plus de justesse, et plus de paix avec soi-même.

Emmanuelle F.

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